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 Fille de bushi, lige de fille de laird... en Périgord... Etonnant, non ?

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Sachiko
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Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 22/07/2010

MessageSujet: Fille de bushi, lige de fille de laird... en Périgord... Etonnant, non ?   Jeu 22 Juil - 18:57

Difficile de loin de savoir s'il s'agissait juste d'un grand chien, ou d'un enfant... Aucun des deux sans doute. Difficile de loin de savoir si son visage était juste sale ou bien d'une teinte peu commune sous les présentes latitudes. Un peu des deux, peut-être. Difficile enfin de savoir si elle marchait, courait sautait... Un peu des trois, certainement.

Elle avait mis plusieurs jours pour arriver jusqu'ici sans jamais s'arrêter. Elle avait crevé deux chevaux avant les relais. Elle en avait abattu un autre juste parce qu'il était encore moins bien embouché qu'elle, l'obligeant à rallier le prochain village à la course. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter.

Pourquoi s'arrêter ? Pour attirer les regards de quelques bouseux mal dégrossis qui se seraient moqué de sa taille, de ses yeux en amande, de sa peau olivâtre, de ses cheveux trop noirs, trop raides. Elle était fille de buke, mais dans ce sombre royaume, il lui fallait lutter en permanence contre la raillerie d'idiots qu'elle aurait fait tuer ou tuer elle-même, autrefois.

Seule la grande comprenait. Alors, elle servait la grande et elle se protégeaient mutuellement. C'est pour elle qu'elle était en Champagne. Bryn lui avait dit "pas d'armes même pas d'étoiles". Rien. Voilà qui n'était pas pour l'amuser, mais soit. Elle arriva donc au porte du castel du Duché et le premier qui passa eut le droit à toute la sympathie qu'elle portait au genre humain, toute la frustration de se déplacer sans armes, toute la fatigue d'avoir ralié sa destination à bride abbatue.


TOUA !! ICI !!

Malgré sa taille, sa voix portait étonnemment loin. Le planton allait s'en doute s'en rappeler pendant longtemps.

TOUA TRANSMETTRE COURIER ICI A PROCUREUR... BIEN COMPRIS ?

Pour s'assurer que le message soit bien passé elle s'approche encore.

Si toi pas faire, moi retrouver toi... partout. Et moi pas besoin arme. Moi casser toi avec petit doigt... Alors toi faire... hein ?

Citation :

De Brygh Ailéan McFadyen, procureur du Périgord et de l'Angoumois
À Salahed d'August, procureur du Duché de Champagne

Mes respects confraternels.

Je viens de recevoir les minutes du procès de mon frère d'armes et pays Glakdatagul, lieutenant de la garnison de Bergerac, et j'avoue ma stupéfaction aussi bien juridique que personnelle.

L'acte d'accusation stipule le déplacement en corps d'armes et l'armement. Il s'avère que le lieutenant a été mis en procès pendant qu'il se reposait chez les moines. D'où ma toute première interrogation : Cette procédure étant a contrario de la charte du Juge, est-elle pour autant normale en Champagne ? Le choix d'un repos contemplatif par le lieutenant ne justifie-t-il pas amplement son absence au tribunal ?

Ensuite, je lis qu'il a été vu entrant dans la ville de Troyes avec son corps d'armes. Par qui ? Comment le lieutenant vous a-t-il été physiquement décrit ? Était-il seul ? Accompagné ? Il n'y a pas de témoignage dans votre procès, est-ce normal ?

Je ne vois pas de lettre d'avertissement ou même de prise de contact avec le prévenu dans votre instruction : a-t-il été rappelé à l'ordre ? Même si nul n'est censé ignorer la loi, le passage d'une frontière pour des étrangers s'accompagne souvent d'un temps d'apprentissage qui nécessite de la part des autorités un certain rappel des us locaux. Fut-ce le cas ? À quelle date ? Par quel biais ?

Le fait qu'il abandonne une carriole armée aux portes de Troyes pendant qu'il entrait en contemplation chez les moines, constitue-t-il également un délit sur votre sol ?

Le deuxième chef d'inculpation est le port d'armes. J'ai combattu longtemps au coude à coude avec le lieutenant à l'époque où nous n'étions tout deux de simples soldats et s'il est chose que je connais bien c'est son armement. Me viennent donc spontanément deux questions : De quelles armes s'agissait-il ? Et où les portait-il ? Sont-ce les moines chez qui il se reposait qui se sont plaints de l'armement du lieutenant ?

J'avoue également que s'agissant d'un ressortissant étranger, il eut été bon de contacter son Comté d'origine via les Chancelleries avant de lui infliger une accusation de "fuite du comté". Votre diplomatie n'est pas sans savoir que le Périgord-Angoumois est placé sous loi martiale et que tous les soldats en sont mobilisés. Il m'apparaît normal que la première préoccupation du lieutenant en sortant du monastère fut de rejoindre la garnison qu'il commande dans les plus brefs délais. Quelle contravention aux lois peut représenter un homme d'abord chez les moines, puis qui quitte le comté immédiatement après avoir salué les bons pères ? Que justifiait l'acharnement à son extradition ex fine ?

Enfin, il est notoire que le lieutenant Glakdatagul n'est pas le genre d'hommes qu'on oublie quand on l'a seulement croisé et ce pour de multiples raisons. J'aimerais donc qu'une seule des personnes qui l'accuse de tous ses méfaits, me parle de lui. Sans cela, il me semble que toute cette procédure repose sur pure sorcellerie… et usages de preuves obtenues du sans-nom.

Certaine que vous aurez à cœur de réparer cette injustice, le Comte, son Conseil, son Chancelier d'un même élan se joignent à moi pour vous exprimer leurs plus sincères salutations.


Fayct en notre office du conseil comtal de Périgord Angoumois, le quinziéme jour de juillet de l'an de grâce MCCCCLVIII.


Nous, Plantajeunet de Marthon, Comte du Périgord Angoumois,

Validons, scellons et contre signons, en ce le XVeme jour de juillet de l'an de grâce MCCCCLVIII.



Nous Schumif1 de Fraisse, Major Général de la Garde Territoriale du Périgord et de l'Angoumois, contre-signons ce document, en notre bureau de la caserne du Perigord Angoumois le quinziéme de juillet de l'an de grâce MCCCCLVIII.

Schumif1


Nous Louis Vonafred de Dublith en nostre qualité de Chancelier du Périgord Angoumois.
Scellons et contre signons la présente.
Fayct le quinziéme jour de juillet de l'an de grâce MCCCCLVIII.


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